Le GHB est une substance chimique illicite qui est devenue la première cause de comas provoqués par des stupéfiants aux États-Unis et dans d’autres pays. En effet, le nombre d’overdoses de GHB aux États-Unis a désormais dépassé le nombre de ceux provoqués par le MDMA (Ecstasy). Le GHB a été rejeté par la communauté médicale américaine dans les années soixante, mais il est devenu populaire auprès de beaucoup de personnes de par sa capacité à traverser librement la barrière sanguine du cerveau et à réduire l’état de conscience, provoquant l’euphorie et l’enivrement des sens. Il est vendu sur Internet en tant que supplément pour promouvoir le sommeil, comme antidépresseur et pour perdre du poids, bien que ces vertus ne sont pas avérées en vérité et peuvent provoquer des effets secondaires potentiellement mortels. Débutant en tant qu’alternative aux stéroïdes à la fin des années quatre-vingts lorsque ceux-ci furent soumis à des contrôles, le GHB est devenu un cauchemar médical à ramifications multiples, épuisant les services des Urgences, brisant les vies de ceux qui ont perdus un proche, et terrifiant les familles et amis de ceux qui en sont dépendants. Il demeure pourtant méconnu des services de police, du personnel médical, des services d’enquête funèbres et des parents.
Le GHB fût créé en France il y a plus de quarante ans en tant qu’alternative aux anesthésies traditionnelles, mais ses effets secondaires indésirables menèrent à son rejet par la communauté médicale américaine. Son utilisation légale est menacée tandis que les pays commencent à prendre connaissance des problèmes qui y sont liés. Le GHB refît surface en 1987 en tant que drogue orpheline soumise à la recherche pour le traitement des désordres du sommeil tels que la narcolepsie ou la cataplexie. Au même moment, les utilisateurs de stéroïdes ont reçu l’information que le GHB pourrait stimuler la production corporelle d’hormones de croissance (lorsque l’individu est dans un état de sommeil profond). Cependant, due à un nombre d’overdoses en croissance, il fût interdit à la vente en rayon en novembre 1990. Malheureusement, il a gagné un statut de drogue récréative et de drogue du viol, et sa facilité d’accès est devenue inquiétante. Les substances analogues ou “cousins” chimiques qui se transforment en GHB lorsqu’ils sont absorbés, deviennent de plus en plus répandus à cause des restrictions accrues sur le GHB lui-même.
Ceux
qui sortent en boîte de nuit ou dans des “rave party” à la recherche
d’altération du comportement sont sans doute les utilisateurs de GHB les plus
vulnérables.
Le
prédateurs sexuels de tout âge sont attirés par les effets désinhibants et
euphorisants du GHB, car ils savent qu’un utilisateur de cette drogue peut
facilement être abusé physiquement. Certaines danseuses exotiques et
strip-teaseuses en consomment pour délivrer des performances plus “sexy”.
Les
culturistes et autres athlètes, y compris professionnels, sont les utilisateurs
les moins reconnus. A vrai dire, ces personnes, l’utilisant pour la plupart
quotidiennement, sont ceux qui risquent le plus d’en devenir dépendants.
Les
hommes ou femmes d’affaires qui voyagent fréquemment et pensent que le GHB est
un promoteur du sommeil sans danger (comparable au mélatonin par exemple).
C’est encore un groupe mal reconnu, sujet à l’addiction et aux symptômes de
manque.
Les
personnes âgées sont aussi des victimes potentielles, à qui l’on raconte que le
GHB est un complexe anti-âge.
Les
populations gay et lesbienne utilisent aussi le GHB en tant que drogue
récréative. Il est aussi utilisé au sein de cette communauté, dans certains
cas, pour le viol ou le vol de biens personnels.
Ceux
qui sont soumis à des contrôles antidopage utilisent le GHB comme substitut à
l’alcool pour éviter un résultat positif au test.
Note: L’identification du GHB est compliquée par la courte période de
temps durant laquelle il est présent dans les fluides corporels, et par
l’absence de contrôle de la présence de GHB dans les procédures de contrôle
standard de la plupart des agences. Cet état de fait changera au fur et à
mesure que les risques liés au GBL seront reconnus plus largement.
Durant ces dernières années, plusieurs états, en commençant par l’île de Rhodes et la Géorgie, ont rajouté le GHB sur leurs listes de substances soumises au contrôle antidopage, rendant possible l’application de pénalités criminelles en cas d’utilisation de cette drogue. Ceci précipita le gamma butyrolactone (GBL) et le butanédiol-1,4ml (BD) sous les projecteurs. Le GBL est un précurseur (c’est à dire un ingrédient primaire utilisé dans la fabrication du GHB) et un analogue actif (désigne une substance qui se transforme en GHB dans le corps humain, avec les mêmes effets que le GHB). Le BD est aussi un analogue actif. Un autre analogue est apparu, le gamma hydroxyvalèrate (GHV), sur la voie d’une popularité égale à celle du GBL et du BD. Si le GBL et le BD opèrent cette transformation à l’intérieur du corps, le GBL peut cependant faire la transformation à l’extérieur du corps également. Le GHB demeure donc disponible aux utilisateurs à travers de cette transformation chimique simple, bien que toutes ces substances soient interdites à la consommation depuis mars 2000, lorsque le GHB fût inscrit sur la liste fédérale américaine des substances proscrites. Ce qui reste cependant troublant, est la facilité avec laquelle on peut se procurer ces ingrédients précurseurs. Le GBL, BD et des substances contenant de l’acide valérique sont disponibles dans les salles de sport, les parapharmacies, par Internet et à la vente par correspondance. Ils sont vendus sous forme de poudres, comprimés, gels ou liquides et sont disponibles avec des taux de concentration, des couleurs et des goûts divers. Il y a plus de quatre-vingts marques de GHB et de ses substances analogues. Le GHB est le plus souvent présenté sous forme liquide et peut être caché dans n’importe quel type de container. Les bouteilles à eau et à boissons, les pulvérisateurs nasaux et oculaires et les bouteilles de solution buccale sont communément utilisés. Parce que son goût est généralement salé ou chimique, il est souvent déguisé dans des boissons sucrées ou fruitées lorsqu’il est consommé par des victimes de viol ou de vol.
L’effet de ralentissement provoqué par le GHB sur le cerveau lorsqu’il est absorbé en doses faibles, produit une sensation d’euphorie ou une impression de planer tandis que les inhibitions de l’individu disparaissent. Lorsque la dose est accrue, un coma profond s’ensuit. Le rythme cardiaque peut ralentir et baisser d’intensité. Le système nerveux peut réagir par des spasmes musculaires appelés myoclonies, produisant des mouvements semblables à des attaques. D’autres effets, tels que la confusion mentale, l’amnésie, le vomissement et la respiration irrégulière sont dangereux lorsqu’ils apparaissent en conjonction avec les effets sédatifs du GHB. D’autres drogues utilisées en mélange avec le GHB, surtout celles à caractère sédatif tel que l’alcool, peuvent amplifier la sédation et accroître les risques d’une issue fatale. Les effets “désirables” du GHB en doses légères peuvent sembler tentant, mais la conséquence d’un mauvais dosage peut être la mort. La réactivité du GHB quant au dosage est élevée, impliquant qu’une augmentation minuscule du dosage peut conduire à un accroissement très important des symptômes et par conséquent, du risque. Les effets varient sensiblement: une cuillerée peut être la dose “idéale” lors d’une occasion, et provoquer une overdose la fois d’après.
Vendre, faire consommer ou approvisionner par quelqu’autre moyen du GHB à une personne, qu’elle soit consentante ou non, peut mener à des accusations criminelles multiples, allant de la possession à la possession pour la revente et la vente, ou de l’empoisonnement à l’homicide volontaire ou involontaire. Faire consommer du GHB à un individu pour obtenir des faveurs sexuelles (qu’il soit dissimulé dans un verre ou déguisé en tant que boisson énergétique) ou engager dans des rapports sexuels avec une personne ayant perdue connaissance ou étant diminuée par le GHB (ou d’autres drogues) peut aussi mener à des accusations criminelles. Des plaintes civiles peuvent être menées dans certaines circonstances à l’égard de la personne (ou de l’entreprise) qui vend, fournit, ou fait consommer du GHB. Ces conséquences peuvent varier d’état en état (pour les Etats-Unis), ou de pays en pays.
Une des caractéristiques les plus terrifiantes et spécifiques du GHB est le temps nécessaire à l’overdose. En moins de quinze minutes l’état de conscience se retrouve modifié et il y a une possibilité élevée de perte de connaissance ou de coma. La respiration peut ralentir jusqu’à quatre ou six inspirations par minute. La plupart des gens dorment jusqu’à récupérer de l’overdose de GHB; ceux qui n’y parviennent pas sont déclarés morts. Une overdose de GHB est une urgence.
Que le GHB continue à être une drogue répandue dépend des mesures qui seront prises pour éduquer le public. Au lieu d’être perçu comme un supplément diététique, le public doit reconnaître le GHB pour ce qu’il est: une drogue illégale et dangereuse. Bien que le GHB (aussi appelé sodium oxybate, commercialisé sous le nom de Xyrem) a été approuvé pour des utilisations médicales, ses risques mortelles, lorsqu’il est utilisé dans un but récréatif ou dans d’autres situations sans surveillance médicale, restent les mêmes. Il n’y a pas de preuves qui démontrent que le GHB fabriqué en milieu professionnel soit moins dangereux que celui synthétisé dans les cercles “indépendants”. Les professionnels de la santé et les officiers de police doivent prendre pleinement conscience des effets et des dangers du GHB afin qu’ils puissent jouer un rôle important dans l’information du public.
Pour plus d’informations concernant le GHB, le MDMA (Ecstasy) et les
kétamines, venez visiter notre site web: www.projectghb.org